Episode 18: La vie en van aménagé: 10 aspects positifs (partie 2)

Série d’épisodes sur la vanlife en Irlande

 

La vie en van aménagé

10 choses remarquables et positives qui contribuent à mon bonheur

Depuis que je vis dans un van aménagé, je suis plus heureuse, pourquoi ?

J’y ai réfléchi.

 

Résumé de la partie 1 (épisode 17) :

1)      Le temps passe plus lentement

2)      J’apprécie plus les petites choses, les petits plaisirs et surtout la nature

3)      Je suis moins stressée

 

10 choses remarquables et positives qui contribuent à mon bonheur

Depuis que je vis dans un van aménagé, je suis plus heureuse, pourquoi ?

 

Partie 2 : La relation avec les autres et avec soi-même

1)      J’ai un sentiment de liberté que je n’avais jamais eu, un sentiment de liberté à 3 niveaux

 

          Liberté de mouvement : je vais où je veux. Parfois le matin, je me retrouve derrière mon volant et je ne sais pas où je veux aller passer la journée. Je me décide au dernier moment ou je commençe à conduire et je me décide ensuite. 

En Irlande, trouver un logement n’est pas facile, donc pouvoir circuler et m’installer où je veux, c’est idéal. Je trouve ça drôle quand les gens me demandent où j’habite et je réponds : partout et nulle part.

Je me suis habituée à la vie de nomade, aujourd’hui, c’est difficile d’imaginer être restreint à un seul endroit. Mais, le jour où je retournerai vivre dans une maison, je sais que partir pour une escapade sera facile. La vie en van peut être pour les weekends ou les vacances.

 

          Liberté face à mon corps et à mon apparence physique.

Je n’ai qu’un petit miroir dans le van, il n’est pas fixé, il est portable donc je ne le sors que si j’en ai besoin. Comme le sortir nécessite un effort physique, aussi petit soit-il, c’est quand même un effort de faire le geste pour le sortir de mon étagère et bien je le sors très peu. Je le sors uniquement pour me coiffer, m’épiler les sourcils ou avant de filmer une vidéo par exemple. Je ne me maquille pas alors je n’en ai pas besoin pour ça.

Ne pas se regarder dans le miroir m’aide à être moins consciente de mon apparence. Je ne pense pas beaucoup à mon apparence physique et c’est libérateur.

* libérateur: liberating


Libérateur, ce mot a été utilisé aussi par Cyril Derremaux dans son blog. Qui est Cyril Derremaux, c’est un Français qui a entrepris de faire une traversée dans le Pacifique en kayak. Il est allé de San Francisco à Hilo. Le 89ème jour de son périple, il parle dans son blog du fait qu’il n’a pas de miroir à bord de son kayak. C’est un cas plus extrême parce que Cyril n’avais pas d’intéractions avec les autres, il n’était ni confronté à sa propre reflexion, ni au regard des autres. Moi, je suis bel et bien confrontée au regard des autres et parfois, le matin quand je suis dans un magasin, tout à coup je me rends compte que  je me suis pas regardée dans le miroir et j’espère que j’ai pas une tête à faire peur.

Je dois dire que c’est une expérience intéressante de ne pas se voir.

 

          Liberté face aux attentes de la société :

Les premières semaines, c’était très étrange de me dire que je n’avais pas de maison. C’était vraiment bizarre au début, je me sentais comme une outsider, j’étais hors de la société. J’avais l’impression de ne pas être normale.

Et puis, avec le temps, finalement, je trouvais que c’est un superpouvoir. Je ne suis plus dans la société, je la regarde de loin. Et les autres aussi me voient différemment. Dans un van, on peut aller partout et rencontrer plein de monde différent, ce qui m’amène au point suivant.

* une attente: an expectation

 

2)      On fait des rencontres différentes. On devient amis avec des gens différents.

Quand je vivais dans un logement fixe, dans une ville, je pense que je rencontrais des gens principalement par le biais du travail, ou c’était des amis d’amis, donc quelque part, les gens que je rencontrais avaient plus ou moins le même style de vie.

Mais en van, j’ai rencontré tous les styles, des gens de tout âge, de toutes les couches sociales et aussi des gens qui ont eu un parcours atypiques. Beaucoup de gens débrouillards qui ont eu une variété d’expériences professionnelles, pas mal d’artistes.

*débrouillard: resourceful

 

On accorde moins d’importance à certains facteurs qui nous mettent dans des cases. La profession, l’âge, la nationalité, l’origine, tout ça a moins d’importance, ce qui compte c’est la personne face à nous.

Les rencontres sont plus organiques. Je dois dire que mon chien est un allié précieux parce qu’il est souvent le point de départ de conversation, ou bien c’est lui qui initie le contact par le jeu avec un autre chien.

Lors de mon voyage, j’ai rencontré l’homme avec qui je suis en couple aujourd’hui. On s’est rencontré grâce à nos chiens respectifs.

Pour être honnête, je ne sais pas si je l’aurais rencontré si je ne vivais pas dans un van. Je ne parle pas de la probabilité de nous rencontrer si je vivais dans une maison, elle serait de zéro. Je parle du fait des filtres de la société auxquels je n’échappais pas ou peu par le passé.

Pourquoi je dis ça ? parce qu’il a eu une vie très différente de la mienne, vraiment très différente. Je me serais peut-être concentrée sur nos différences avant, mais là, j’ai vu les points communs. Un des points qu’on a en commun : c’est notre style de vie. On ne vit pas dans une maison. Je vis dans un van aménagé, je suis sur les routes, il vit dans une péniche, sur l’eau des canaux irlandais.

* une péniche: a barge, a narrow boat

 

Vivre sur un bateau ou sur une péniche, c’est aussi un style de vie différent. C’est plus économique, c’est sûr, même si certaines péniches valent autant qu’une maison. Mais surtout on est libre de se déplacer sur les canaux.

J’ai rencontré une famille polonaise qui vit sur une péniche ; c’est un couple avec leurs deux enfants et un chien. Les enfants sont scolarisés donc ils restent amarés dans un port la plupart du temps, mais pendant les vacances scolaires, ils voyagent à travers le pays dans leur maison ambulante.

 

3)      La solitude

Ça a changé ma relation avec moi-même. J’ai appris à être seule, plus encore, ça m’a aidé à m’apprécier.

Au début de l’expérience, c’était vraiment dur, surtout que j’ai eu plein de problèmes avec le système électrique donc les premières semaines ont été un vrai test pour moi. C’était en plein hiver : le froid, les galères mécaniques, et le fait de me retrouver totalement seule, ça a été compliqué.

 

Mais à un moment je me suis dit, c’est l’opportunité de me connaître moi-même. J’ai commencé à méditer tous les jours et à adopter un état d’esprit positif. Et j’ai commencé à m’apprécier, à m’aimer. Mon attitude envers moi-même a changé. C’est ça le plus grand changement de la vie en van, je pense. C’est une bonne opportunité pour devenir son meilleur ami.

Notre discours intérieur envers nous-même est souvent horrible, négatif et mérpisant, on oserait jamais parler comme ça à quelqu’un d’autre. Cette expérience m’a permis d’avoir un discours intérieur envers moi-même plus positif, plus affectueux. Et de ce fait, on prête moins attention au jugement des autres

 

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Nolwenn Gautier

Prof de français depuis 2010

Ici, je vous propose de réfléchir à  comment développer une relation positive avec le français et les langues en général.

Je vous propose aussi tout un tas de ressources pour apprendre le français.

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